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picto Pourquoi vacciner contre les maladies respiratoires des veaux ?


Les veaux de deux à six mois sont de plus en plus touchés l’hiver par des problèmes respiratoires : toux, « grippes », BPIE (Broncho Pneumonie Infectieuse Enzootique)… Voici quelques conseils pour décider ou non d’une vaccination.

 

Contre quoi peut-on vacciner ?

 

D'abord contre les maladies respiratoires virales : RSV (Virus Respiratoire Syncitial), Para- Influenza 3 (Pi3), BVD (car celui-ci facilite le développement de maladies respiratoires). La vaccination préventive paraît là essentielle puisque le traitement curatif n'existe pas contre les virus !

Attention à la vaccination IBR car elle a des conséquences en terme de commercialisation des animaux, la vaccination des animaux est interdite en certification A ou B (pour les animaux de moins de 48 mois).

 

Ensuite contre les bactéries: pasteurelles essentiellement. La présence de pasteurelles est très fréquente seule ou derrière une infection virale, et ce sont elles qui provoquent des lésions souvent irréversibles.

Par contre, nous disposons contre elles d'antibiotiques efficaces (s'ils sont utilisés précocement).


Quels sont les facteurs de risques nécessitant une vaccination ?

 

  • Les mélanges d'animaux (allotement) d'âge ou d'origine différents.
  • Un nombre important d'animaux par lot, le risque d'épidémie est alors augmenté.
  • Les facteurs de logement : courants d'air, volume d'air insuffisant par animal, litière accumulée, densité d'animaux...
  • Les races à viande sont plus sensibles et plus difficiles à soigner.


Comment bien utiliser la vaccination ?

 

  • Respecter le protocole : dose, voie d'administration, intervalle pour le(s) rappel(s).
  • Utiliser un matériel à usage unique (seringues et aiguilles). Ne pas désinfecter une seringue avant  vaccination : certains vaccins vivants seraient tués...
  • Conserver le vaccin au frigidaire. Un flacon entamé ne se conserve pas.


La vaccination est-elle rentable ?

 

Si la vaccination a effectivement un coût non négligeable, elle est pourtant rentable car elle permet de diminuer, voire supprimer la mortalité, de diminuer la gravité des symptômes, ainsi que l'emploi des antibiotiques et autres traitements onéreux, de réduire le temps passé aux soins des animaux ainsi que le risque de séquelles (passage à la chronicité).


La qualité du bâtiment est aussi un factuer clé de réussite.

Peut-on parler d'échecs vaccinaux ?

 

Les vaccins actuels, bien utilisés, sont très efficaces... contre leurs cibles.

Mais on ne peut pas vacciner contre tous les agents de maladies respiratoires, il n'existe pas de vaccin contre les mycoplasmes ou l'adénovirus, par exemple... De plus, économiquement il n'est pas rentable d'utiliser tous les vaccins existants en même temps (RSV + pasteurelles + Pi3 + BVD + IBR ...)

Ceci explique que la vaccination ne permet pas de garantir l'absence de tout épisode respiratoire sur un hiver.

L'amélioration des bâtiments et de la conduite d'élevage sont également nécessaires.


Comment choisir le bon vaccin ?

 

Chaque exploitation ayant des caractéristiques et un mode de fonctionnement propres, l'utilité de la mise en place d'une vaccination dépend des facteurs de risques existant dans votre élevage et de la situation sanitaire des hivers précédents.

 

Votre vétérinaire qui connaît bien votre exploitation saura vous conseiller au mieux sur l'intérêt de la vaccination et le choix du vaccin.